PPE

Inauguration du renouvellement du parc éolien de Gros Cap à Petit-Canal

Ce mardi 3 décembre 2019, l’entreprise EDF Renouvelables a inauguré le parc éolien rénové de Petit-Canal. Cette opération permet d’augmenter la puissance installée qui passe de 7 à 9 MW. La production d’électricité attendue devrait être de 31 GWh/an, soit la consommation annuelle de 9 000 habitants.

Moins d’aérogénérateurs pour plus d’électricité

C’est en 2000 qu’a vu le jour le parc éolien de Petit-Canal initialement composé de 32 éoliennes bipales et rabattables. Le renouvellement du parc (repowering) réduit l’impact paysager, les nuisances sonores et l’emprise au sol. Les nouvelles machines disposent d’un système leur permettant de faire face aux aléas météorologiques.

Les travaux de démantèlement ont démarré en octobre 2018. Les 10 nouveaux aérogénérateurs, d’une puissance unitaire de 900 kW, ont été installés courant 2019.

Cette opération a permis de diviser par 3 le nombre d’éoliennes et d’augmenter la puissance d’environ 20%.

De plus, elle s’inscrit dans les objectifs de la Programmation Pluriannuelle de l’Energie 2017 de la Guadeloupe instaurée par la loi de Transition Energétique pour la Croissance Verte de 2015. Celle-ci vise, pour les outre-mer, l’atteinte de 50% de production d’origine renouvelable dans la consommation finale d’énergie à horizon 2020 et l’atteinte de l’autonomie énergétique d’ici 2030. D’ici 2023, la PPE de Guadeloupe vise l’installation de 82 MW supplémentaires de projets éoliens terrestres avec stockage.

Un projet concerté en faveur de l’économie sociale et solidaire en Guadeloupe

Ce projet a fait l’objet d’une concertation continue avec la municipalité et les habitants de Petit-Canal. Une journée portes ouvertes a permis de recueillir et d’intégrer les observations des habitants.

De plus, EDF Renouvelables, en collaboration avec la commune et la CANGT, a signé le 19 mars 2018 une charte sociale et environnementale pour lutter, dans le cadre de cette opération, contre l’exclusion sociale, favoriser l’emploi local et régional ainsi que la formation des publics sans emploi.

Enfin, une convention de donation cède au Lycée Professionnel Louis Delgrès du Moule des composants électriques démantelés au profit de son « BAC PRO Métiers de l’Electricité et de ses Environnements Connectés » (MELEC).

Inauguration officielle du parc photovoltaïque avec stockage de Sainte-Rose

Le vendredi 11 octobre 2019, l’entreprise Albioma Energie Solaire a inauguré son nouveau parc photovoltaïque à Sainte-Rose en présence de la présidente de la commission énergie, Madame Maguy CELIGNY. Il s’ajoute à la présence, sur le territoire de la commune de Sainte-Rose, d’une centrale de 2 MW alimentée par du biogaz issu de la fermentation des matières organiques du site de l’Espérance et du parc éolien de 16 MW.

Stockage, prévision améliorée de la production et valorisation de terrains aménagés

Lauréat de l’appel d’offres de la Commission de Régulation de l’Energie (CRE) de 2015, le parc photovoltaïque au sol d’une puissance totale de 3,2 MWc est associé à un dispositif de stockage Lithium–ion et un système innovant de prévision de la production. Mis en service le 28 juin 2019, il valorise une parcelle réhabilitée de la plateforme de stockage de déchets du site de l’Espérance. Il permettra la production de 4 530 MWh, correspondant à la consommation annuelle de 1 800 ménages guadeloupéens. De plus, ce nouveau moyen de production électrique évitera l’émission de près de 3 750 tonnes de CO2 chaque année.

Une contribution directe au projet TEPCV de la CANBT

Ce nouveau parc contribue également au projet de la Communauté́ d’Agglomération du Nord Basse-Terre (CANBT), lauréate par le ministère de la transition écologique et solidaire de l’appel à projets «Territoire à Energie Positive pour la Croissance Verte (TEPCV)» en février 2015.

Un pas de plus en faveur de la transition énergétique de la Guadeloupe

Enfin, le projet contribue directement aux objectifs de développement de la filière photovoltaïque avec stockage (+25 MW d’ici 2018 et +52 MW d’ici 2023 par rapport à 2015) de la Programmation Pluriannuelle de l’Energie (PPE) de Guadeloupe d’avril 2017. Il participe au renforcement des capacités de production d’électricité produite à partir de sources renouvelables locales. Le dispositif de stockage et les capacités améliorées de prévision de la production fournissent des services au système électrique en améliorant la qualité et la stabilité de l’énergie injectée sur le réseau.

Lien vers la page Albioma dédiée au projet

Présentation des chiffres clés de l’énergie 2018 (Edition 2019)

Présentation des chiffres clés de l’énergie 2018 (Edition 2019)

Le 4 juillet 2019, l’Observatoire de l’Énergie et du Climat de Guadeloupe (OREC) accompagné de ses partenaires (Région Guadeloupe, ADEME, DEAL, EDF) ont présenté au MEMORIAL ACTe la septième édition des « Chiffres clés de l’Énergie, bilan 2018 ». Les résultats du Bilan carbone régional 2017 ont également été présenté à cette occasion.

Les travaux de l’OREC soulignent la hausse globale des consommations d’énergie de la Guadeloupe (+0,6%), tirées par le dynamisme du transport aérien. La bonne nouvelle nous vient des actions de maîtrise de la demande d’électricité menées sur le territoire qui permettent de confirmer la tendance engagée ces dernières années de baisse de la demande (-3%).

Dans le même temps, la part des énergies renouvelables mobilisées pour produire de l’électricité poursuit sa progression pour dépasser 21% en 2018.

Pour autant, ce n’est pas suffisant pour améliorer le bilan carbone de l’archipel qui, en 2017, est de 15 teCO2 par habitant en tenant compte des émissions induites par la fabrication des biens importés sur le territoire. Hors émissions d’importation, les 3 plus gros postes sont :

  • Le déplacement de personnes (73 %),
  • Le transport de marchandises (11%),
  • L’industrie (4%).

Retrouvez l’intégralité des documents présentés le 4 juillet aux liens suivants :

Inauguration du renouvellement du parc éolien de la Montagne à la Désirade de Quadran Caraïbes.

 

Inauguration du parc éolien renouvelé de "La Montagne" à la Désirade, Guadeloupe.

Ce jeudi 6 Mai 2019, l’entreprise Quadran Caraïbes a inauguré à la Désirade un parc renouvelé qui produit de l’électricité sur le réseau Guadeloupéen depuis janvier 2019.

La société travaille sur le projet de renouvellement et d’augmentation de la puissance installée (dit repowering) du parc éolien de la Montagne, depuis janvier 2016. Le parc renouvelé affiche une puissance totale de 7,2 MW associée à un système de stockage électrochimique (batteries).

Quadran est pionnière dans le domaine de l’éolien en Guadeloupe. Elle est à l’origine de la première centrale éolienne de l’archipel, le parc du Souffleur sur la Désirade qui a vu le jour en 1992 pour être raccordé au réseau Guadeloupéen en 1996. Ce parc a été renouvelé en 2010.

Le 2ème parce renouvelé à la Désirade

C’est en 2000 qu’a vu le jour le parc éolien de La Montagne, situé également à la Désirade. Jusqu’à 2016, le parc était composé de 35 éoliennes bipales et rabattables, de 48m de haut (pales comprises) d’une puissance unitaire de 60 kW soit une puissance totale de 2,1 MW pour une production annuelle d’environ 5,2 GWh.

La publication de la Loi relative à la Transition Energétique pour la Croissance Verte en 2015 a montré que les choix de la Désirade étaient les bons. Cet aspect est également souligné par la Programmation Pluriannuelle de l’Energie (PPE). En effet, elle assure qu’il est important de promouvoir le développement de l’éolien pour tenir les objectifs de 50% d’énergie renouvelables dans la consommation d’électricité à horizon 2020 et de tendre vers l’autonomie énergétique à horizon 2030 dans l’archipel Guadeloupéen.

C’est pourquoi Quadran Caraïbes, en étroite concertation avec la municipalité et les habitants de la Désirade, a procédé au renouvellement du parc éolien de La Montagne. Cette réflexion amorcée en janvier 2016, a débouché sur une déclaration ICPE en août 2016 et un permis de construire accordé par le préfet en mars 2017.

Passage de 35 éoliennes à 8

Ce repowering a commencé par le démantèlement des 35 éoliennes. S’en est suivie l’installation de 8 mâts d’une puissance unitaire de 900 kW. Le parc a été raccordé au réseau Guadeloupéen en janvier 2019. Ces travaux ont permis de diviser par 4 le nombre d’éoliennes tout en multipliant la production électrique de l’installation par 3 (passage de 5,2 à 15 GWh). Cette approche contribue à renforcer l’intégration paysagère tout en réduisant les nuisances sonores. Le parc permet également d’éviter chaque année l’émission de 12 300 tonnes de CO2.

Enfin, Quadran Caraïbes et la commune ont même co-élaborés une convention de partenariat signée le 17 janvier 2017, parmi les principaux engagements on peut citer :

  • Contribuer à la création d’emplois non délocalisables au profit des Désiradiens
  • Louer un terrain communal
  • Faciliter la prise de participation de la commune dans le projet à hauteur de 12,5%, soit l’équivalent d’une éolienne
  • Participer au financement de la « Fèt a kabrit » pendant au moins 10ans
  • Contribuer au financement d’un canot de voile traditionnelle pour le prochain TGVT avec un équipage désiradien.

Présentation de la Programmation Pluriannuelle de l’énergie (PPE) de Guadeloupe révisée

Les acteurs de la transition énergétique se sont réunis ce vendredi 3 mai dans l’hémicycle de l’Hôtel de région à Basse-Terre pour prendre connaissance du projet de PPE révisée pour la période 2019-2028.

Prévue par la loi de transition énergétique pour la croissance verte du 17 août 2015, la première PPE de Guadeloupe, dont l’élaboration a démarré courant 2015, a été adoptée en avril 2017. Les textes prévoyaient sa révision dès 2018. Portée conjointement par l’état et la région, le projet de PPE révisée, présentée ce vendredi matin, repose sur une large concertation des acteurs guadeloupéens de l’énergie.

Evaluer pour ajuster la trajectoire

La révision de la PPE permet de faire le point sur les progrès accomplis, de vérifier les scénarios prospectifs et de débattre des objectifs à fixer pour accélérer la transition énergétique. Elle doit permettre de répondre aux nouveaux enjeux qui se profilent, notamment :

  • La concrétisation de la transition dans les transports et la mobilité,
  • La poursuite des actions engagées de maîtrise de la demande d’énergie,
  • La transformation de notre mix énergétique au profit des sources renouvelables et décarbonées,
  • Le déploiement du véhicule électrique,
  • Le développement du stockage d’énergie,
  • L’émergence des réseaux intelligents.

Certains résultats sont déjà au rendez-vous avec une consommation d’électricité désormais maîtrisée et des énergies renouvelables (EnR) en très nette progression. Ces dernières représentent 21% du mix de production électrique en 2018.

Renforcer les objectifs de la PPE

Dans la continuité de la première version, la PPE révisée repose sur une stratégie ambitieuse mais réaliste. Ses principaux objectifs sont :

  • D’ici 2020 : viser 50% d’énergies renouvelables dans les consommations finales d’énergie (tous secteurs, hors aérien, et toutes énergies),
  • D’ici 2028 :
    • Réduire de -16% l’ensemble des consommations finales d’énergie (hors aérien),
    • Baisser de -32% les seules consommations finales des transports routiers fonctionnant aux carburants fossiles,
    • Installer +516 MW de moyens de production supplémentaires (x5 par rapport à 2015) d’électricité fonctionnant à partir de sources renouvelables,
  • D’ici 2030 :
    • Tendre vers l’autonomie énergétique qui consiste à valoriser en priorité toutes les ressources énergétiques locales de la Guadeloupe,
    • Convertir 30% du parc de véhicules en circulation à l’électricité, issue en priorité et en majorité de sources renouvelables.

Cette nouvelle dynamique, unique parmi les territoires d’outre-mer, devrait permettre à la Guadeloupe de produire 84% de son électricité à partir de sources renouvelables dès 2023 et 98% en 2028.

Accompagner la transition énergétique

De plus, la PPE révisée anticipe  les enjeux environnementaux, économiques, sociaux et culturels qui doivent être abordés pour garantir son appropriation et sa mise en œuvre par tous les guadeloupéens et les guadeloupéennes.

Enfin, cette révolution profonde met la Guadeloupe sur la trajectoire de la transition énergétique. Elle l’inscrit pleinement dans la prise en charge des objectifs de lutte contre le changement climatique visés par les Accords de Paris de 2015 (réchauffement contenu bien en dessous de +2°C d’ici 2100).

Consultez ci-dessous le support de la présentation faite en plénière.

 

Page mise à jour le 03/05/19.

La Dominique obtient 27 millions US$ de la Banque Mondiale pour construire sa centrale géothermique

Le mardi 19 Mars 2019, le Conseil des Administrateurs de la Banque Mondiales a approuvé un financement de 27 millions de dollars US pour construire une centrale géothermique de 7 MW sur l’île de la Dominique. La part d’énergies renouvelables dans la production d’électricité passera alors de 25% à 51%.

Ce projet contribuera à la réduction du coût de production de l’électricité, qui avec un prix moyen de 33 US$ cent/kWh produit, demeure l’un des plus élevés au niveau mondial.

Le passage de l’ouragan Maria en septembre 2017 a détruit le réseau électrique à 75%, laissant l’île sans électricité. Le gouvernement de la Dominique a depuis adopté sa Stratégie Nationale de Développement Résilient qui traduit son ambition de devenir le « premier pays du monde résilient face au changement climatique ». La diversification du mix énergétique constitue un axe majeur de cette stratégie.

La centrale géothermique sera mise en œuvre par la compagnie Dominica Geothermal Development Company (DGDC)., détenue à 100% par l’Etat. Le financement de la Banque Mondiale s’inscrit dans le cadre du Projet de réduction du risque d’investissement dans la géothermie à la Dominique. Il se structure en 17,2 millions de dollars US de crédits accordés par l’Association Internationale de Développement de la Banque Mondiale et 9,953 millions de dollars US de subvention accordés au titre du Fonds de développement des Technologies Propres. La construction de la centrale représente un coût global de 51,45 millions de dollars US. Les travaux se dérouleront sur l’année 2019.

Le financement de la Banque Mondiale prévoit également, en phase d’exploitation, des études de confirmation du potentiel et de la ressource afin d’envisager, à terme, l’extension des capacités de production, voire même la possibilité d’exporter de l’énergie vers les îles voisines de la Guadeloupe et de la Martinique.

La région Guadeloupe soutient depuis de nombreuses années le développement du projet géothermique de la Dominique, notamment par le biais de la mobilisation des fonds européens du programme INTERREG au travers des projets Géothermie Caraïbe Phases 1 et 2 (GC 1 et 2). Le projet « Géothermie Caraïbe » a permis la réalisation d’études techniques de caractérisation de la ressource, sociales et environnementales spécifiques au projet de la Dominique. Il a également permis d’identifier des bonnes pratiques exportables dans toutes les îles de la Caraïbe susceptibles de développer des projets de géothermie

Aujourd’hui, la région Guadeloupe souhaite poursuivre son engagement aux côtés du Gouvernement de la Dominique. Celui se traduit notamment à travers la mise en œuvre d’un Centre d’Excellence sur la géothermie volcanique à haute température dans le cadre du projet INTERREG 5 « Transition Energétique dans la Caraïbe ». De plus, au regard du potentiel pré-identifié dans la vallée (de l’ordre de 200 MW), la possibilité d’exporter une partie de la production future par le biais d’une interconnexion électrique à construire entre la Guadeloupe et la Dominique n’est pas écartée. Ce projet d’interconnexion représenterait pour la Guadeloupe l’équivalent d’une puissance installée minimum d’environ 20 MW. Sa concrétisation n’est pas envisagée avant 2030.

Délibérations de la CRE relatives au développement du stockage et à l’usage de la biomasse en Guadeloupe

Début octobre et mi-novembre 2018, la CRE a publié deux délibérations contribuant à l’atteinte des objectifs de la Programmation Pluriannuelle de l’Energie (PPE) de Guadeloupe : l’une relative au développement du stockage d’électricité et l’autre au développement de l’usage de la biomasse dans la centrale du Moule.

 

Stockage centralisé d’électricité

Dans les Zones Non Interconnectées (ZNI) à un autre réseau électrique, comme c’est le cas de la Guadeloupe, stocker de l’électricité permet de gérer l’intermittence de la production issue des énergies renouvelables (photovoltaïque et éolien notamment) pour mieux l’insérer dans le système. Le stockage fournit une réserve de puissance utile au réglage de la fréquence (qui permet la circulation du courant alternatif fourni par différents générateurs) et contribue, en restituant de l’énergie, à couvrir la pointe de consommation (19h-23h en moyenne).

La CRE a organisé en mars 2017 un premier appel d’offres stockage, appelé « guichet », portant sur l’ensemble des ZNI. Sur 46 projets instruits, 11 ont été retenus pour une puissance cumulée de 50 MW. Eu égard à l’évolution de son mix énergétique et de ses besoins en électricité, la Guadeloupe obtient 7 MW de puissance répartie sur 3 projets.

Le financement de l’ensemble des 11 projets représente un coût complet sur leur durée de vie de l’ordre de 80 M€ financés par la Contribution au Service Public de l’Energie (CSPE). Dans le même temps, les surcoûts évités par ces projets s’élèvent à 450 M€, soit une économie de 370 M€ sur les 25 ans à venir.

La délibération n°2018-207 du 4 octobre 2018, détaille les projets retenus en Guadeloupe qui iront s’installer dans les communes de Saint-François (2 x 1 MW) et de Baie-Mahault (1 x 5 MW).

La CRE prévoit d’organiser un guichet stockage ZNI sur un rythme annuel qui tiendra compte des objectifs des PPE des territoires.

Consultez la délibération relative au stockage 2018-207 de la CRE.

 

Conversion de la centrale du Moule du charbon à la biomasse

La CRE a relevé lors de son passage en Guadeloupe[1] le risque important sur la CSPE que constituait le montant des investissements à réaliser sur la centrale charbon du Moule (34 MW pour 260 GWh de production) pour la mettre à niveau des exigences introduites par la Directive Européenne 2010/75/UE du 24 novembre 2010 relative aux émission industrielles, dite directive « IED », et applicables aux ZNI à compter du 1er janvier 2020.

Pour éviter d’avoir à financer des investissements rapidement rendus obsolètes par le calendrier de conversion du charbon à la biomasse initialement envisagé par l’exploitant et retenu dans la PPE 2016-2023, la CRE lui a demandé d’étudier les conditions d’une conversion anticipée à la biomasse.

Les éléments transmis par l’exploitant dans sa saisine du 24 août 2018 à la CRE ont permis de conclure favorablement, dans sa délibération n°2018-226 du 8 novembre 2018, aux propositions technico-économiques permettant d‘accélérer la conversion du charbon vers la biomasse.

Ces dispositions permettent d’éviter à la CSPE de supporter les coûts de mise aux normes IED mais également de maîtriser l’évolution à la hausse des surcoûts de production, toujours supportés par la CSPE, induits par la poursuite d’un fonctionnement au charbon (économie de taxe carbone).

Concrètement, cette décision permettra d’accélérer l’atteinte des objectifs de la première PPE à 2023 sur le volet biomasse, de réduire les émissions de gaz à effet de serre de 265 000 teCO2 par an soit une baisse de 87% par rapport au fonctionnement actuel au charbon.

Les travaux en cours de révision de la PPE de Guadeloupe à horizon 2028 ainsi que le Schéma Régional Biomasse (SRB) en cours d’adoption veilleront à maximiser la part de biomasse issue des filières de production locale dans les consommations de la centrale du Moule.

 

Consultez la délibération relative à la conversion à la biomasse n°2018-226 de la CRE.

 

Retrouvez toutes ces informations sur le site internet de la CRE : www.cre.fr

 

[1] Rapport de mission de la CRE en Guadeloupe, Juin 2018.

Publication du rapport spécial du GIEC sur les conséquences d’un réchauffement planétaire de 1,5 °C

Contenir le réchauffement à +1,5°C demande un changement profond et immédiat du fonctionnement de notre société affirme le GIEC dans son rapport spécial approuvé ce lundi 8 octobre à Incheon en Corée.

Le groupe d’expert intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) a publié ce lundi 8 octobre 2018 un rapport spécial sur les effets d’un réchauffement de +1,5°C des températures mondiales. Ce rapport fait état des conséquences sur notre planète d’un réchauffement planétaire de 1,5°C par rapport aux niveaux pré-industriels et dresse les profils connexes d’évolution des émissions mondiales de gaz à effet de serre. Les conclusions de la synthèse attestent d’une responsabilité quasi certaine des activités humaines sur le réchauffement observé.

«Un message important ressort tout particulièrement de ce rapport, à savoir que les conséquences d’un réchauffement planétaire de 1 °C sont déjà bien réelles, comme l’attestent l’augmentation des extrêmes météorologiques, l’élévation du niveau de la mer et la diminution de la banquise arctique» a souligné Panmao Zhai, coprésident du Groupe de travail I du GIEC ».

Le rapport met en exergue un certain nombre de conséquences des changements climatiques qui pourraient être évitées si le réchauffement était limité à 1,5 °C, et non à 2 °C ou plus. Ainsi, d’ici à 2100, le niveau de la mer à l’échelle de la planète serait, si le réchauffement était limité à 1,5 °C, inférieur de 10 cm à celui qui risquerait d’être enregistré s’il était limité à 2 °C. La probabilité que l’océan arctique soit libre de glace en été serait d’une fois par siècle si le réchauffement est limité à 1,5 °C, mais d’au moins une fois tous les dix ans s’il est limité à 2 °C. Avec un réchauffement de 1,5 °C, 70 à 90 % des récifs coralliens disparaîtraient, alors qu’avec un réchauffement de 2 °C, la quasi-totalité (> 99 %) serait anéantie.

Territoire insulaire directement exposé aux conséquences du changement climatique, la Guadeloupe poursuit ses travaux en cours de révision de sa Programmation Pluriannuelle de l’Energie (PPE), support de la transition énergétique, en intégrant pleinement les conclusions du GIEC.

 

Retrouvez le rapport spécial du GIEC : http://www.ipcc.ch/report/sr15/

Présentation des chiffres clés de l’énergie 2017 (Edition 2018)

Ce 3 juillet 2018, l’Observatoire de l’Énergie et du Climat de Guadeloupe (OREC) a présenté son sixième rapport : « Les chiffres clés de l’Énergie en Guadeloupe, bilan 2017». Les partenaires de l’OREC (Région Guadeloupe, ADEME, DEAL, EDF, Météo France), réunis devant un public nombreux au Mémorial Acte à Pointe-à-Pitre ont profité de l’occasion pour faire un point sur l’activité de l’OREC, les études en cours et les publications à venir. Les premiers résultats de l’étude portant sur les consommations d’énergie du secteur industriel en Guadeloupe ont été présenté.

La 6ème édition des chiffres clés de l’énergie met à jour l’ensemble des données relatives à la production et la consommation d’énergie en Guadeloupe pour l’année 2017. Sur la base du retour des acteurs guadeloupéens, la publication s’enrichit cette année de comparatifs avec les autres territoires insulaires (Zones Non Interconnectées ou ZNI), de données sur la consommation électrique dans le secteur résidentiel, ainsi que de cartographie sur la répartition spatiale des puissances installées pour l’énergie éolienne.

L’OREC a souligné la contribution notable des énergies renouvelables dans la production électrique guadeloupéenne, qui dépasse en 2017 la barre symbolique des 20%.

L’OREC pointe toutefois le niveau de dépendance de la Guadeloupe aux énergies primaires d’origine fossiles et importées qui reste élevé à 94% (95% en 2016). La Guadeloupe est la ZNI la moins autonome énergétiquement.

La publication relative aux résultats de l’étude sur la précarité énergétique en Guadeloupe menée au premier semestre 2017 a également été diffusée pour l’occasion.

Vous trouverez ci- dessous en téléchargement :

Révision de la PPE : retour sur les ateliers de concertation des 23 et 24 mai 2018

La révision de la Programmation Pluriannuelle de l’Energie, élaborée conjointement par l’Etat et la région Guadeloupe, se poursuit. Conformément à l’engagement pris le 12 avril dernier lors du lancement des travaux à l’Hôtel de région, ce mercredi 23 et jeudi 24 mai ce sont tenus à l’espace régional du Raizet quatre ateliers thématiques de concertation ayant réuni plus de 70 participants.

Les sujets de transition énergétique abordés ont été :

  • Atelier 1 : la mobilité et les transports
  • Atelier 2 : Maitrise de la demande d’énergie
  • Atelier 3 : Schéma Régional de Raccordement au Réseau des Énergies Renouvelables et approvisionnement énergétique
  • Atelier 4 : Développement des énergies renouvelables

Les ateliers ont fait l’objet d’un débat nourri traduisant l’intérêt des participants pour la transition énergétique en Guadeloupe.

Sur la base de ces échanges et des premières contributions enregistrées, l’Etat et la région, avec le soutien technique de l’ADEME et du gestionnaire du réseau électrique EDF Archipel Guadeloupe, poursuivent leurs travaux.

Une séance de partage de la version projet de la PPE révisée, affichant de nouveaux objectifs de maîtrise de la demande d’énergie et de développement des énergies renouvelables à horizon 2028 sera organisée au cours du 2ème semestre 2018.

D’ici là, la région et l’Etat vous invite à continuer, jusqu’au 30 juin à leur faire part de vos contributions pour l’atteinte des objectifs ambitieux de transition énergétique sur le territoire.

Vous pouvez adresser vos contributions par courriel à :

  • Région Guadeloupe : regis.desbonnes/A/cr-guadeloupe.fr *
  • DEAL : philippe.edom/A/developpement-durable.gouv.fr *

(*Remplacer /A/ par @)

Retrouvez en bas de cette page l’ensemble des présentations données sur cette journée.