Transition énergétique

Inauguration du nouveau parc d’éclairage de Gourbeyre

La Région Guadeloupe et ses partenaires ont inauguré ce Vendredi 30 Août 2019, le nouveau Parc d’éclairage Public de la commune de Gourbeyre.  Le montant des subventions dédié à l’opération de Gourbeyre est de 694 200 euros de Fonds FEDER et de 49 568 euros de fonds régionaux. Cette rénovation de 1 157 points lumineux permettra à̀ la commune une économie d’énergie de 70% sur son parc lumineux, qui se traduira également par une réduction de sa facture d’électricité.

L’appel à̀ projets « Rénovation de l’éclairage public » a donc été́ lancé par la Collectivité́ régionale, EDF, l’ADEME avec le soutien du FEDER. Désireuse de rénover son parc d’éclairage public, la commune de Gourbeyre y a répondu, bénéficiant ainsi du dispositif d’accompagnement régional. A ce jour, 15 dossiers sont finalisés au profit de 26 communes de Guadeloupe. Ce parc rénové entre dans la mise en application de la loi transition énergétique pour la croissance verte et dans la mise en œuvre de la programmation pluriannuelle de l’énergie de la Guadeloupe (la PPE), adoptée en Avril 2017.

Cette opération s’inscrit dans un large projet porté par la collectivité́ régionale pour toutes les communes de Guadeloupe et, depuis mars 2018, dans le plan pluriannuel des investissements (PPI) de la Région.Ce programme global permettra la rénovation de plus de 75 000 points lumineux avec des technologies performantes répartis sur le territoire, pour une consommation annuelle cumulée de 44GWh.Ce sont ainsi 6 millions de fonds régionaux et un investissement FEDER de plus de 28 millions d’euros en trois ans.

La Région Guadeloupe mène une politique énergétique volontariste, visant le développement des énergies renouvelables et une meilleure maîtrise de nos consommations d’énergie. Ces dispositions permettent d’éviter à la CSPE (Contribution au service public de l’électricité) de supporter les coûts de mise aux normes IED mais également de maîtriser l’évolution à la hausse des surcoûts de production, toujours supportés par la CSPE, induits par la poursuite d’un fonctionnement au charbon (économie de taxe carbone).

Ci- après un reportage de l’évènement :

Commission Photovoltaïque-Eolien d’octobre 2019: Projets photovoltaïques au sol – date limite de dépôt le 11 Septembre 2019

Le conseil régional réunira mi-octobre la Commission Photovoltaïque-Eolien (CPV-E) afin de rendre son avis sur les projets photovoltaïques au sol en cours de développement en Guadeloupe et candidats aux appels d’offres actuel porté par la Commission de Régulation de l’Energie portant sur :

  • « La réalisation et l’exploitation d’installations de production d’électricité à partir d’énergies renouvelables en autoconsommation et situées dans les zones non interconnectées ». Ci-dessous le cahier des charges de l’appel d’offres CRE :
  • « La réalisation et l’exploitation d’installations de production d’électricité à partir de l’énergie solaire et situées dans les zones non interconnectées. Ci-dessous le cahier des charges de l’appel d’offres CRE :

La date limite du premier dépôt pour ces 2 appels d’offre est fixée au 13 Décembre 2019.

La CPV-E rend, sur demande des porteurs de projets PV au sol, un avis devant être joint au dossier à déposer auprès de la CRE.

Les porteurs de projets photovoltaïques au sol sont invités à faire parvenir leur demande d’avis, adressée au Président du conseil régional, par lettre recommandée avec accusé de réception ou remise en mains propres contre récépissé, d’ici le 11 septembre 2019.

Les demandes doivent être adressées au :

Service Energie – Commission Photovoltaïque-Eolien

Conseil Régional de Guadeloupe

Direction de l’Energie et de l’eau

Avenue Paul Lacave 97100 Basse-Terre

La demande d’avis devra nécessairement comporter un dossier complet, par projet, comprenant, au minimum :

  • La fiche de synthèse descriptive des projets photovoltaïque au sol renseignée et jointe à ce message (une fiche par projet),
  • Une présentation du candidat et de la structure assurant le développement du projet et son exploitation, ainsi que les documents attestant de sa solidité financière,
  • Une présentation générale du projet et des pièces requises au titre du droit de l’urbanisme,
  • Les études d’impacts environnementaux et risques industriels, ainsi que les pièces requises au titre du droit à l’environnement (documents sur l’évaluation des impacts),
  • La faisabilité et délais de réalisation du projet, comprenant notamment les documents attestant de la maîtrise foncière du terrain visé pour l’installation, tout document témoignant de l’acceptabilité locale du projet, délibération, le compte-rendu de l’enquête-publique, ainsi que tout document attestant de l’état d’avancement des procédures administratives,
  • La contribution à la recherche et au développement dans le secteur solaire,
  • Une attestation sur l’honneur du candidat quant à l’exactitude de l’ensemble des informations fournies.

La CPV-E pourra, le cas échéant, demander des compléments d’information.

Enfin, les porteurs de projets pourront être invités, au moins 15 jours à l’avance, pour présenter leur projet(s) lors d’une audition de 20 minutes.

Présentation des chiffres clés de l’énergie 2018 (Edition 2019)

Présentation des chiffres clés de l’énergie 2018 (Edition 2019)

Le 4 juillet 2019, l’Observatoire de l’Énergie et du Climat de Guadeloupe (OREC) accompagné de ses partenaires (Région Guadeloupe, ADEME, DEAL, EDF) ont présenté au MEMORIAL ACTe la septième édition des « Chiffres clés de l’Énergie, bilan 2018 ». Les résultats du Bilan carbone régional 2017 ont également été présenté à cette occasion.

Les travaux de l’OREC soulignent la hausse globale des consommations d’énergie de la Guadeloupe (+0,6%), tirées par le dynamisme du transport aérien. La bonne nouvelle nous vient des actions de maîtrise de la demande d’électricité menées sur le territoire qui permettent de confirmer la tendance engagée ces dernières années de baisse de la demande (-3%).

Dans le même temps, la part des énergies renouvelables mobilisées pour produire de l’électricité poursuit sa progression pour dépasser 21% en 2018.

Pour autant, ce n’est pas suffisant pour améliorer le bilan carbone de l’archipel qui, en 2017, est de 15 teCO2 par habitant en tenant compte des émissions induites par la fabrication des biens importés sur le territoire. Hors émissions d’importation, les 3 plus gros postes sont :

  • Le déplacement de personnes (73 %),
  • Le transport de marchandises (11%),
  • L’industrie (4%).

Retrouvez l’intégralité des documents présentés le 4 juillet aux liens suivants :

Transition énergétique, transports et résilience au programme d’une session de travail de l’OECO à Sainte-Lucie

Intervention de la Région Guadeloupe sur le thème "Energie, transports et résilience"

L’OECO a réuni ces 26 et 27 juin à Sainte-Lucie des représentants des gouvernements de la Caraïbe et du secteur privé pour ébaucher une vision régionale de la transition énergétique des transports en appui au renforcement de la résilience face aux risques naturels majeurs.

En qualité de membre associé de l’OECO, la Guadeloupe a participé à cette session de travail réunissant des représentants des gouvernements, ministères et acteurs économiques issus de la Caraïbe. Du partage de l’état des lieux du développement de la mobilité propre dans la grande région aux enjeux d’intégration de technologies innovantes dans les systèmes électriques insulaires ou de financement, tous les leviers permettant la concrétisation de la transition énergétique et des Accords de Paris ont été abordés.

Les conclusions de ces travaux alimentent la définition d’une feuille de route régionale permettant d’accélérer la sortie d’une dépendance généralisée des états insulaires caribéens aux importations de combustibles fossiles utilisés principalement pour produire de l’électricité et se déplacer.

Tout en partageant son expérience et ses spécificités, la Guadeloupe s’inspire des actions menées dans les autres territoires pour affiner sa trajectoire de transition.

Suivez les travaux de l’Organisation des Etats de la Caraïbe Orientale (OECO) : www.oecs.org

Page mise à jour le 28/06/19.

Inauguration du renouvellement du parc éolien de la Montagne à la Désirade de Quadran Caraïbes.

 

Inauguration du parc éolien renouvelé de "La Montagne" à la Désirade, Guadeloupe.

Ce jeudi 6 Mai 2019, l’entreprise Quadran Caraïbes a inauguré à la Désirade un parc renouvelé qui produit de l’électricité sur le réseau Guadeloupéen depuis janvier 2019.

La société travaille sur le projet de renouvellement et d’augmentation de la puissance installée (dit repowering) du parc éolien de la Montagne, depuis janvier 2016. Le parc renouvelé affiche une puissance totale de 7,2 MW associée à un système de stockage électrochimique (batteries).

Quadran est pionnière dans le domaine de l’éolien en Guadeloupe. Elle est à l’origine de la première centrale éolienne de l’archipel, le parc du Souffleur sur la Désirade qui a vu le jour en 1992 pour être raccordé au réseau Guadeloupéen en 1996. Ce parc a été renouvelé en 2010.

Le 2ème parce renouvelé à la Désirade

C’est en 2000 qu’a vu le jour le parc éolien de La Montagne, situé également à la Désirade. Jusqu’à 2016, le parc était composé de 35 éoliennes bipales et rabattables, de 48m de haut (pales comprises) d’une puissance unitaire de 60 kW soit une puissance totale de 2,1 MW pour une production annuelle d’environ 5,2 GWh.

La publication de la Loi relative à la Transition Energétique pour la Croissance Verte en 2015 a montré que les choix de la Désirade étaient les bons. Cet aspect est également souligné par la Programmation Pluriannuelle de l’Energie (PPE). En effet, elle assure qu’il est important de promouvoir le développement de l’éolien pour tenir les objectifs de 50% d’énergie renouvelables dans la consommation d’électricité à horizon 2020 et de tendre vers l’autonomie énergétique à horizon 2030 dans l’archipel Guadeloupéen.

C’est pourquoi Quadran Caraïbes, en étroite concertation avec la municipalité et les habitants de la Désirade, a procédé au renouvellement du parc éolien de La Montagne. Cette réflexion amorcée en janvier 2016, a débouché sur une déclaration ICPE en août 2016 et un permis de construire accordé par le préfet en mars 2017.

Passage de 35 éoliennes à 8

Ce repowering a commencé par le démantèlement des 35 éoliennes. S’en est suivie l’installation de 8 mâts d’une puissance unitaire de 900 kW. Le parc a été raccordé au réseau Guadeloupéen en janvier 2019. Ces travaux ont permis de diviser par 4 le nombre d’éoliennes tout en multipliant la production électrique de l’installation par 3 (passage de 5,2 à 15 GWh). Cette approche contribue à renforcer l’intégration paysagère tout en réduisant les nuisances sonores. Le parc permet également d’éviter chaque année l’émission de 12 300 tonnes de CO2.

Enfin, Quadran Caraïbes et la commune ont même co-élaborés une convention de partenariat signée le 17 janvier 2017, parmi les principaux engagements on peut citer :

  • Contribuer à la création d’emplois non délocalisables au profit des Désiradiens
  • Louer un terrain communal
  • Faciliter la prise de participation de la commune dans le projet à hauteur de 12,5%, soit l’équivalent d’une éolienne
  • Participer au financement de la « Fèt a kabrit » pendant au moins 10ans
  • Contribuer au financement d’un canot de voile traditionnelle pour le prochain TGVT avec un équipage désiradien.

Présentation de la Programmation Pluriannuelle de l’énergie (PPE) de Guadeloupe révisée

Les acteurs de la transition énergétique se sont réunis ce vendredi 3 mai dans l’hémicycle de l’Hôtel de région à Basse-Terre pour prendre connaissance du projet de PPE révisée pour la période 2019-2028.

Prévue par la loi de transition énergétique pour la croissance verte du 17 août 2015, la première PPE de Guadeloupe, dont l’élaboration a démarré courant 2015, a été adoptée en avril 2017. Les textes prévoyaient sa révision dès 2018. Portée conjointement par l’état et la région, le projet de PPE révisée, présentée ce vendredi matin, repose sur une large concertation des acteurs guadeloupéens de l’énergie.

Evaluer pour ajuster la trajectoire

La révision de la PPE permet de faire le point sur les progrès accomplis, de vérifier les scénarios prospectifs et de débattre des objectifs à fixer pour accélérer la transition énergétique. Elle doit permettre de répondre aux nouveaux enjeux qui se profilent, notamment :

  • La concrétisation de la transition dans les transports et la mobilité,
  • La poursuite des actions engagées de maîtrise de la demande d’énergie,
  • La transformation de notre mix énergétique au profit des sources renouvelables et décarbonées,
  • Le déploiement du véhicule électrique,
  • Le développement du stockage d’énergie,
  • L’émergence des réseaux intelligents.

Certains résultats sont déjà au rendez-vous avec une consommation d’électricité désormais maîtrisée et des énergies renouvelables (EnR) en très nette progression. Ces dernières représentent 21% du mix de production électrique en 2018.

Renforcer les objectifs de la PPE

Dans la continuité de la première version, la PPE révisée repose sur une stratégie ambitieuse mais réaliste. Ses principaux objectifs sont :

  • D’ici 2020 : viser 50% d’énergies renouvelables dans les consommations finales d’énergie (tous secteurs, hors aérien, et toutes énergies),
  • D’ici 2028 :
    • Réduire de -16% l’ensemble des consommations finales d’énergie (hors aérien),
    • Baisser de -32% les seules consommations finales des transports routiers fonctionnant aux carburants fossiles,
    • Installer +516 MW de moyens de production supplémentaires (x5 par rapport à 2015) d’électricité fonctionnant à partir de sources renouvelables,
  • D’ici 2030 :
    • Tendre vers l’autonomie énergétique qui consiste à valoriser en priorité toutes les ressources énergétiques locales de la Guadeloupe,
    • Convertir 30% du parc de véhicules en circulation à l’électricité, issue en priorité et en majorité de sources renouvelables.

Cette nouvelle dynamique, unique parmi les territoires d’outre-mer, devrait permettre à la Guadeloupe de produire 84% de son électricité à partir de sources renouvelables dès 2023 et 98% en 2028.

Accompagner la transition énergétique

De plus, la PPE révisée anticipe  les enjeux environnementaux, économiques, sociaux et culturels qui doivent être abordés pour garantir son appropriation et sa mise en œuvre par tous les guadeloupéens et les guadeloupéennes.

Enfin, cette révolution profonde met la Guadeloupe sur la trajectoire de la transition énergétique. Elle l’inscrit pleinement dans la prise en charge des objectifs de lutte contre le changement climatique visés par les Accords de Paris de 2015 (réchauffement contenu bien en dessous de +2°C d’ici 2100).

Consultez ci-dessous le support de la présentation faite en plénière.

 

Page mise à jour le 03/05/19.

La Dominique obtient 27 millions US$ de la Banque Mondiale pour construire sa centrale géothermique

Le mardi 19 Mars 2019, le Conseil des Administrateurs de la Banque Mondiales a approuvé un financement de 27 millions de dollars US pour construire une centrale géothermique de 7 MW sur l’île de la Dominique. La part d’énergies renouvelables dans la production d’électricité passera alors de 25% à 51%.

Ce projet contribuera à la réduction du coût de production de l’électricité, qui avec un prix moyen de 33 US$ cent/kWh produit, demeure l’un des plus élevés au niveau mondial.

Le passage de l’ouragan Maria en septembre 2017 a détruit le réseau électrique à 75%, laissant l’île sans électricité. Le gouvernement de la Dominique a depuis adopté sa Stratégie Nationale de Développement Résilient qui traduit son ambition de devenir le « premier pays du monde résilient face au changement climatique ». La diversification du mix énergétique constitue un axe majeur de cette stratégie.

La centrale géothermique sera mise en œuvre par la compagnie Dominica Geothermal Development Company (DGDC)., détenue à 100% par l’Etat. Le financement de la Banque Mondiale s’inscrit dans le cadre du Projet de réduction du risque d’investissement dans la géothermie à la Dominique. Il se structure en 17,2 millions de dollars US de crédits accordés par l’Association Internationale de Développement de la Banque Mondiale et 9,953 millions de dollars US de subvention accordés au titre du Fonds de développement des Technologies Propres. La construction de la centrale représente un coût global de 51,45 millions de dollars US. Les travaux se dérouleront sur l’année 2019.

Le financement de la Banque Mondiale prévoit également, en phase d’exploitation, des études de confirmation du potentiel et de la ressource afin d’envisager, à terme, l’extension des capacités de production, voire même la possibilité d’exporter de l’énergie vers les îles voisines de la Guadeloupe et de la Martinique.

La région Guadeloupe soutient depuis de nombreuses années le développement du projet géothermique de la Dominique, notamment par le biais de la mobilisation des fonds européens du programme INTERREG au travers des projets Géothermie Caraïbe Phases 1 et 2 (GC 1 et 2). Le projet « Géothermie Caraïbe » a permis la réalisation d’études techniques de caractérisation de la ressource, sociales et environnementales spécifiques au projet de la Dominique. Il a également permis d’identifier des bonnes pratiques exportables dans toutes les îles de la Caraïbe susceptibles de développer des projets de géothermie

Aujourd’hui, la région Guadeloupe souhaite poursuivre son engagement aux côtés du Gouvernement de la Dominique. Celui se traduit notamment à travers la mise en œuvre d’un Centre d’Excellence sur la géothermie volcanique à haute température dans le cadre du projet INTERREG 5 « Transition Energétique dans la Caraïbe ». De plus, au regard du potentiel pré-identifié dans la vallée (de l’ordre de 200 MW), la possibilité d’exporter une partie de la production future par le biais d’une interconnexion électrique à construire entre la Guadeloupe et la Dominique n’est pas écartée. Ce projet d’interconnexion représenterait pour la Guadeloupe l’équivalent d’une puissance installée minimum d’environ 20 MW. Sa concrétisation n’est pas envisagée avant 2030.

Participation de la région Guadeloupe au Workshop « Geothermal Energy and Gender », du 25 au 27 mars 2019, à la créole Beach hôtel, le Gosier

Suite à une intervention de la région Guadeloupe, le 5 décembre 2018, au « Caribbean Geothermal Meeting », organisé par l’organisation des états de la Caraïbe Orientale à Sainte Lucie, la banque mondiale a décidé d’organiser en Guadeloupe le workshop « Geothermal Energy and Gender »à l’hôtel Créole Beach, au Gosier, du 25 au 27 mars 2019.

Cette manifestation réunie des acteurs de la caraïbe dans l’optique de renforcer la connaissance autour des différents aspects de la géothermie haute énergie, en faisant le lien avec la parité dans les corps de métiers impliqués.

Ces échanges techniques sont conduits en Guadeloupe avec des représentants politiques et techniques de Iceland, de l’OECO, de la banque mondiale, St-Kitts, Sainte-Lucie, Association internationale pour la géothermie et l’Université des West Indies

Il s’agit également d’une traduction concrète de l’adhésion de la Guadeloupe en tant que membre associé de l’OECO, les énergies renouvelables étant identifiées comme un axe de travail prioritaire. La région Guadeloupe y présentera notamment l’expertise présente en Guadeloupe sur notre territoire dans le domaine géothermique, et d’introduire les travaux en cours pour la création d’un centre d’excellence Géothermie en Guadeloupe.

La Guadeloupe possède la seule unité géothermique en fonctionnement de toute la Caraïbe insulaire. Pourtant les potentiels sont importants en Dominique, à Saint-Kitts et Nevis, à Montserrat, à Sainte-Lucie, Saint-Vincent, Grenade…

La centrale géothermique de Bouillante dispose d’une expérience unique, reproductible dans les autres îles de la Caraïbe. Le développement de projets géothermiques en milieu insulaire avec des contraintes socio-économiques et environnementales à appréhender, est un sujet délicat.

Les travaux techniques se poursuivront ce mardi 26 mars à la Créole Beach, et se clôtureront le mercredi 27 mars par une visite de la centrale géothermique de Bouillante.

 

 

 

La Guadeloupe se dote d’une installation PV innovante à Sainte-Rose, développée par Albioma Energipole Solaire

Une nouvelle installation photovoltaïque d’une puissance de 3,3 MWc est actuellement en cours de construction dans l’enceinte du centre de traitement et de valorisation de déchets de l’Espérance à Sainte-Rose.

Cette opération, portée par la société Albioma Energipole Solaire, s’inscrit dans le cadre du projet « Territoire à Energie Positive pour la Croissance Verte (TEPCV) » pour lequel la Communauté́ d’Agglomération du Nord Basse-Terre a été déclarée lauréate.

La mise en production de la centrale est prévue d’ici fin avril 2019.

Associée à un dispositif de stockage d’énergie Lithium-Ion d’une capacité de 3,3 MWh, elle permettra la production de 4530 MWh, correspondant à la consommation annuelle de 1800 ménages guadeloupéens.

En verdissant la consommation électrique de 4200 habitants, ce sont près de 3 850 tonnes de CO2 de moins qui seront rejetés annuellement dans l’atmosphère.

L’arrivée de ce nouveau moyen de production photovoltaïque, la présence d’une centrale de 2 MW, alimentée par du biogaz issu de la fermentation des matières organiques sur le site de l’Espérance et la récente inauguration du parc éolien de 16MW de Sainte Rose constituent un joli bouquet énergétique pour notre territoire, et participent ainsi à la dynamique de la transition énergétique de la Guadeloupe.

 

Les matinées de l’énergie Sud Basse-Terre

Dans le cadre des activités de l’Espace Info Energie du CAUE animera le Sud Basse-Terre avec deux  matinées d’information sur l’Energie le Mercredi 27 Février à Capesterre- Belle- Eau (Place de la mairie) et le Vendredi 1er Mars à Vieux-Habitant (Place Teddy Riner).

Des conseils personnalisés seront donnés afin d’identifier les appareils, les comportements qui augmentent la consommation et la facture d’électricité.

Cette manifestation est organisée avec le soutien de la région Guadeloupe, de l’ADEME et d’EDF Archipel Guadeloupe.