CRE

Inauguration du renouvellement du parc éolien de Gros Cap à Petit-Canal

Ce mardi 3 décembre 2019, l’entreprise EDF Renouvelables a inauguré le parc éolien rénové de Petit-Canal. Cette opération permet d’augmenter la puissance installée qui passe de 7 à 9 MW. La production d’électricité attendue devrait être de 31 GWh/an, soit la consommation annuelle de 9 000 habitants.

Moins d’aérogénérateurs pour plus d’électricité

C’est en 2000 qu’a vu le jour le parc éolien de Petit-Canal initialement composé de 32 éoliennes bipales et rabattables. Le renouvellement du parc (repowering) réduit l’impact paysager, les nuisances sonores et l’emprise au sol. Les nouvelles machines disposent d’un système leur permettant de faire face aux aléas météorologiques.

Les travaux de démantèlement ont démarré en octobre 2018. Les 10 nouveaux aérogénérateurs, d’une puissance unitaire de 900 kW, ont été installés courant 2019.

Cette opération a permis de diviser par 3 le nombre d’éoliennes et d’augmenter la puissance d’environ 20%.

De plus, elle s’inscrit dans les objectifs de la Programmation Pluriannuelle de l’Energie 2017 de la Guadeloupe instaurée par la loi de Transition Energétique pour la Croissance Verte de 2015. Celle-ci vise, pour les outre-mer, l’atteinte de 50% de production d’origine renouvelable dans la consommation finale d’énergie à horizon 2020 et l’atteinte de l’autonomie énergétique d’ici 2030. D’ici 2023, la PPE de Guadeloupe vise l’installation de 82 MW supplémentaires de projets éoliens terrestres avec stockage.

Un projet concerté en faveur de l’économie sociale et solidaire en Guadeloupe

Ce projet a fait l’objet d’une concertation continue avec la municipalité et les habitants de Petit-Canal. Une journée portes ouvertes a permis de recueillir et d’intégrer les observations des habitants.

De plus, EDF Renouvelables, en collaboration avec la commune et la CANGT, a signé le 19 mars 2018 une charte sociale et environnementale pour lutter, dans le cadre de cette opération, contre l’exclusion sociale, favoriser l’emploi local et régional ainsi que la formation des publics sans emploi.

Enfin, une convention de donation cède au Lycée Professionnel Louis Delgrès du Moule des composants électriques démantelés au profit de son « BAC PRO Métiers de l’Electricité et de ses Environnements Connectés » (MELEC).

Inauguration officielle du parc photovoltaïque avec stockage de Sainte-Rose

Le vendredi 11 octobre 2019, l’entreprise Albioma Energie Solaire a inauguré son nouveau parc photovoltaïque à Sainte-Rose en présence de la présidente de la commission énergie, Madame Maguy CELIGNY. Il s’ajoute à la présence, sur le territoire de la commune de Sainte-Rose, d’une centrale de 2 MW alimentée par du biogaz issu de la fermentation des matières organiques du site de l’Espérance et du parc éolien de 16 MW.

Stockage, prévision améliorée de la production et valorisation de terrains aménagés

Lauréat de l’appel d’offres de la Commission de Régulation de l’Energie (CRE) de 2015, le parc photovoltaïque au sol d’une puissance totale de 3,2 MWc est associé à un dispositif de stockage Lithium–ion et un système innovant de prévision de la production. Mis en service le 28 juin 2019, il valorise une parcelle réhabilitée de la plateforme de stockage de déchets du site de l’Espérance. Il permettra la production de 4 530 MWh, correspondant à la consommation annuelle de 1 800 ménages guadeloupéens. De plus, ce nouveau moyen de production électrique évitera l’émission de près de 3 750 tonnes de CO2 chaque année.

Une contribution directe au projet TEPCV de la CANBT

Ce nouveau parc contribue également au projet de la Communauté́ d’Agglomération du Nord Basse-Terre (CANBT), lauréate par le ministère de la transition écologique et solidaire de l’appel à projets «Territoire à Energie Positive pour la Croissance Verte (TEPCV)» en février 2015.

Un pas de plus en faveur de la transition énergétique de la Guadeloupe

Enfin, le projet contribue directement aux objectifs de développement de la filière photovoltaïque avec stockage (+25 MW d’ici 2018 et +52 MW d’ici 2023 par rapport à 2015) de la Programmation Pluriannuelle de l’Energie (PPE) de Guadeloupe d’avril 2017. Il participe au renforcement des capacités de production d’électricité produite à partir de sources renouvelables locales. Le dispositif de stockage et les capacités améliorées de prévision de la production fournissent des services au système électrique en améliorant la qualité et la stabilité de l’énergie injectée sur le réseau.

Lien vers la page Albioma dédiée au projet

Commission Photovoltaïque-Eolien d’octobre 2019: Projets photovoltaïques au sol – date limite de dépôt le 11 Septembre 2019

Le conseil régional réunira mi-octobre la Commission Photovoltaïque-Eolien (CPV-E) afin de rendre son avis sur les projets photovoltaïques au sol en cours de développement en Guadeloupe et candidats aux appels d’offres actuel porté par la Commission de Régulation de l’Energie portant sur :

  • « La réalisation et l’exploitation d’installations de production d’électricité à partir d’énergies renouvelables en autoconsommation et situées dans les zones non interconnectées ». Ci-dessous le cahier des charges de l’appel d’offres CRE :
  • « La réalisation et l’exploitation d’installations de production d’électricité à partir de l’énergie solaire et situées dans les zones non interconnectées. Ci-dessous le cahier des charges de l’appel d’offres CRE :

La date limite du premier dépôt pour ces 2 appels d’offre est fixée au 13 Décembre 2019.

La CPV-E rend, sur demande des porteurs de projets PV au sol, un avis devant être joint au dossier à déposer auprès de la CRE.

Les porteurs de projets photovoltaïques au sol sont invités à faire parvenir leur demande d’avis, adressée au Président du conseil régional, par lettre recommandée avec accusé de réception ou remise en mains propres contre récépissé, d’ici le 11 septembre 2019.

Les demandes doivent être adressées au :

Service Energie – Commission Photovoltaïque-Eolien

Conseil Régional de Guadeloupe

Direction de l’Energie et de l’eau

Avenue Paul Lacave 97100 Basse-Terre

La demande d’avis devra nécessairement comporter un dossier complet, par projet, comprenant, au minimum :

  • La fiche de synthèse descriptive des projets photovoltaïque au sol renseignée et jointe à ce message (une fiche par projet),
  • Une présentation du candidat et de la structure assurant le développement du projet et son exploitation, ainsi que les documents attestant de sa solidité financière,
  • Une présentation générale du projet et des pièces requises au titre du droit de l’urbanisme,
  • Les études d’impacts environnementaux et risques industriels, ainsi que les pièces requises au titre du droit à l’environnement (documents sur l’évaluation des impacts),
  • La faisabilité et délais de réalisation du projet, comprenant notamment les documents attestant de la maîtrise foncière du terrain visé pour l’installation, tout document témoignant de l’acceptabilité locale du projet, délibération, le compte-rendu de l’enquête-publique, ainsi que tout document attestant de l’état d’avancement des procédures administratives,
  • La contribution à la recherche et au développement dans le secteur solaire,
  • Une attestation sur l’honneur du candidat quant à l’exactitude de l’ensemble des informations fournies.

La CPV-E pourra, le cas échéant, demander des compléments d’information.

Enfin, les porteurs de projets pourront être invités, au moins 15 jours à l’avance, pour présenter leur projet(s) lors d’une audition de 20 minutes.

Délibérations de la CRE relatives au développement du stockage et à l’usage de la biomasse en Guadeloupe

Début octobre et mi-novembre 2018, la CRE a publié deux délibérations contribuant à l’atteinte des objectifs de la Programmation Pluriannuelle de l’Energie (PPE) de Guadeloupe : l’une relative au développement du stockage d’électricité et l’autre au développement de l’usage de la biomasse dans la centrale du Moule.

 

Stockage centralisé d’électricité

Dans les Zones Non Interconnectées (ZNI) à un autre réseau électrique, comme c’est le cas de la Guadeloupe, stocker de l’électricité permet de gérer l’intermittence de la production issue des énergies renouvelables (photovoltaïque et éolien notamment) pour mieux l’insérer dans le système. Le stockage fournit une réserve de puissance utile au réglage de la fréquence (qui permet la circulation du courant alternatif fourni par différents générateurs) et contribue, en restituant de l’énergie, à couvrir la pointe de consommation (19h-23h en moyenne).

La CRE a organisé en mars 2017 un premier appel d’offres stockage, appelé « guichet », portant sur l’ensemble des ZNI. Sur 46 projets instruits, 11 ont été retenus pour une puissance cumulée de 50 MW. Eu égard à l’évolution de son mix énergétique et de ses besoins en électricité, la Guadeloupe obtient 7 MW de puissance répartie sur 3 projets.

Le financement de l’ensemble des 11 projets représente un coût complet sur leur durée de vie de l’ordre de 80 M€ financés par la Contribution au Service Public de l’Energie (CSPE). Dans le même temps, les surcoûts évités par ces projets s’élèvent à 450 M€, soit une économie de 370 M€ sur les 25 ans à venir.

La délibération n°2018-207 du 4 octobre 2018, détaille les projets retenus en Guadeloupe qui iront s’installer dans les communes de Saint-François (2 x 1 MW) et de Baie-Mahault (1 x 5 MW).

La CRE prévoit d’organiser un guichet stockage ZNI sur un rythme annuel qui tiendra compte des objectifs des PPE des territoires.

Consultez la délibération relative au stockage 2018-207 de la CRE.

 

Conversion de la centrale du Moule du charbon à la biomasse

La CRE a relevé lors de son passage en Guadeloupe[1] le risque important sur la CSPE que constituait le montant des investissements à réaliser sur la centrale charbon du Moule (34 MW pour 260 GWh de production) pour la mettre à niveau des exigences introduites par la Directive Européenne 2010/75/UE du 24 novembre 2010 relative aux émission industrielles, dite directive « IED », et applicables aux ZNI à compter du 1er janvier 2020.

Pour éviter d’avoir à financer des investissements rapidement rendus obsolètes par le calendrier de conversion du charbon à la biomasse initialement envisagé par l’exploitant et retenu dans la PPE 2016-2023, la CRE lui a demandé d’étudier les conditions d’une conversion anticipée à la biomasse.

Les éléments transmis par l’exploitant dans sa saisine du 24 août 2018 à la CRE ont permis de conclure favorablement, dans sa délibération n°2018-226 du 8 novembre 2018, aux propositions technico-économiques permettant d‘accélérer la conversion du charbon vers la biomasse.

Ces dispositions permettent d’éviter à la CSPE de supporter les coûts de mise aux normes IED mais également de maîtriser l’évolution à la hausse des surcoûts de production, toujours supportés par la CSPE, induits par la poursuite d’un fonctionnement au charbon (économie de taxe carbone).

Concrètement, cette décision permettra d’accélérer l’atteinte des objectifs de la première PPE à 2023 sur le volet biomasse, de réduire les émissions de gaz à effet de serre de 265 000 teCO2 par an soit une baisse de 87% par rapport au fonctionnement actuel au charbon.

Les travaux en cours de révision de la PPE de Guadeloupe à horizon 2028 ainsi que le Schéma Régional Biomasse (SRB) en cours d’adoption veilleront à maximiser la part de biomasse issue des filières de production locale dans les consommations de la centrale du Moule.

 

Consultez la délibération relative à la conversion à la biomasse n°2018-226 de la CRE.

 

Retrouvez toutes ces informations sur le site internet de la CRE : www.cre.fr

 

[1] Rapport de mission de la CRE en Guadeloupe, Juin 2018.