OECS

Transition énergétique, transports et résilience au programme d’une session de travail de l’OECO à Sainte-Lucie

Intervention de la Région Guadeloupe sur le thème "Energie, transports et résilience"

L’OECO a réuni ces 26 et 27 juin à Sainte-Lucie des représentants des gouvernements de la Caraïbe et du secteur privé pour ébaucher une vision régionale de la transition énergétique des transports en appui au renforcement de la résilience face aux risques naturels majeurs.

En qualité de membre associé de l’OECO, la Guadeloupe a participé à cette session de travail réunissant des représentants des gouvernements, ministères et acteurs économiques issus de la Caraïbe. Du partage de l’état des lieux du développement de la mobilité propre dans la grande région aux enjeux d’intégration de technologies innovantes dans les systèmes électriques insulaires ou de financement, tous les leviers permettant la concrétisation de la transition énergétique et des Accords de Paris ont été abordés.

Les conclusions de ces travaux alimentent la définition d’une feuille de route régionale permettant d’accélérer la sortie d’une dépendance généralisée des états insulaires caribéens aux importations de combustibles fossiles utilisés principalement pour produire de l’électricité et se déplacer.

Tout en partageant son expérience et ses spécificités, la Guadeloupe s’inspire des actions menées dans les autres territoires pour affiner sa trajectoire de transition.

Suivez les travaux de l’Organisation des Etats de la Caraïbe Orientale (OECO) : www.oecs.org

Page mise à jour le 28/06/19.

La Dominique obtient 27 millions US$ de la Banque Mondiale pour construire sa centrale géothermique

Le mardi 19 Mars 2019, le Conseil des Administrateurs de la Banque Mondiales a approuvé un financement de 27 millions de dollars US pour construire une centrale géothermique de 7 MW sur l’île de la Dominique. La part d’énergies renouvelables dans la production d’électricité passera alors de 25% à 51%.

Ce projet contribuera à la réduction du coût de production de l’électricité, qui avec un prix moyen de 33 US$ cent/kWh produit, demeure l’un des plus élevés au niveau mondial.

Le passage de l’ouragan Maria en septembre 2017 a détruit le réseau électrique à 75%, laissant l’île sans électricité. Le gouvernement de la Dominique a depuis adopté sa Stratégie Nationale de Développement Résilient qui traduit son ambition de devenir le « premier pays du monde résilient face au changement climatique ». La diversification du mix énergétique constitue un axe majeur de cette stratégie.

La centrale géothermique sera mise en œuvre par la compagnie Dominica Geothermal Development Company (DGDC)., détenue à 100% par l’Etat. Le financement de la Banque Mondiale s’inscrit dans le cadre du Projet de réduction du risque d’investissement dans la géothermie à la Dominique. Il se structure en 17,2 millions de dollars US de crédits accordés par l’Association Internationale de Développement de la Banque Mondiale et 9,953 millions de dollars US de subvention accordés au titre du Fonds de développement des Technologies Propres. La construction de la centrale représente un coût global de 51,45 millions de dollars US. Les travaux se dérouleront sur l’année 2019.

Le financement de la Banque Mondiale prévoit également, en phase d’exploitation, des études de confirmation du potentiel et de la ressource afin d’envisager, à terme, l’extension des capacités de production, voire même la possibilité d’exporter de l’énergie vers les îles voisines de la Guadeloupe et de la Martinique.

La région Guadeloupe soutient depuis de nombreuses années le développement du projet géothermique de la Dominique, notamment par le biais de la mobilisation des fonds européens du programme INTERREG au travers des projets Géothermie Caraïbe Phases 1 et 2 (GC 1 et 2). Le projet « Géothermie Caraïbe » a permis la réalisation d’études techniques de caractérisation de la ressource, sociales et environnementales spécifiques au projet de la Dominique. Il a également permis d’identifier des bonnes pratiques exportables dans toutes les îles de la Caraïbe susceptibles de développer des projets de géothermie

Aujourd’hui, la région Guadeloupe souhaite poursuivre son engagement aux côtés du Gouvernement de la Dominique. Celui se traduit notamment à travers la mise en œuvre d’un Centre d’Excellence sur la géothermie volcanique à haute température dans le cadre du projet INTERREG 5 « Transition Energétique dans la Caraïbe ». De plus, au regard du potentiel pré-identifié dans la vallée (de l’ordre de 200 MW), la possibilité d’exporter une partie de la production future par le biais d’une interconnexion électrique à construire entre la Guadeloupe et la Dominique n’est pas écartée. Ce projet d’interconnexion représenterait pour la Guadeloupe l’équivalent d’une puissance installée minimum d’environ 20 MW. Sa concrétisation n’est pas envisagée avant 2030.

Participation de la région Guadeloupe au Workshop « Geothermal Energy and Gender », du 25 au 27 mars 2019, à la créole Beach hôtel, le Gosier

Suite à une intervention de la région Guadeloupe, le 5 décembre 2018, au « Caribbean Geothermal Meeting », organisé par l’organisation des états de la Caraïbe Orientale à Sainte Lucie, la banque mondiale a décidé d’organiser en Guadeloupe le workshop « Geothermal Energy and Gender »à l’hôtel Créole Beach, au Gosier, du 25 au 27 mars 2019.

Cette manifestation réunie des acteurs de la caraïbe dans l’optique de renforcer la connaissance autour des différents aspects de la géothermie haute énergie, en faisant le lien avec la parité dans les corps de métiers impliqués.

Ces échanges techniques sont conduits en Guadeloupe avec des représentants politiques et techniques de Iceland, de l’OECO, de la banque mondiale, St-Kitts, Sainte-Lucie, Association internationale pour la géothermie et l’Université des West Indies

Il s’agit également d’une traduction concrète de l’adhésion de la Guadeloupe en tant que membre associé de l’OECO, les énergies renouvelables étant identifiées comme un axe de travail prioritaire. La région Guadeloupe y présentera notamment l’expertise présente en Guadeloupe sur notre territoire dans le domaine géothermique, et d’introduire les travaux en cours pour la création d’un centre d’excellence Géothermie en Guadeloupe.

La Guadeloupe possède la seule unité géothermique en fonctionnement de toute la Caraïbe insulaire. Pourtant les potentiels sont importants en Dominique, à Saint-Kitts et Nevis, à Montserrat, à Sainte-Lucie, Saint-Vincent, Grenade…

La centrale géothermique de Bouillante dispose d’une expérience unique, reproductible dans les autres îles de la Caraïbe. Le développement de projets géothermiques en milieu insulaire avec des contraintes socio-économiques et environnementales à appréhender, est un sujet délicat.

Les travaux techniques se poursuivront ce mardi 26 mars à la Créole Beach, et se clôtureront le mercredi 27 mars par une visite de la centrale géothermique de Bouillante.

 

 

 

L’OECO, avec le soutien de la Guadeloupe, encourage le développement de la géothermie dans la Caraïbe

Ce mercredi 5 décembre 2018 s’ouvrent à Sainte-Lucie trois jours d’échanges organisés par l’Organisation des Etats de la Caraïbe Orientale (OECO) pour « faire avancer la géothermie au bénéfice du développement économique et de la résilience » des territoires insulaires. La région Guadeloupe participe aux débats pour partager son expérience et soutenir ces projets cruciaux pour la transition énergétique de nos îles.

 

Aujourd’hui, avec la centrale de Bouillante (15 MW de capacité installée), la Guadeloupe est toujours la seule île de la Caraïbe à disposer d’une unité de production d’électricité à partir de la géothermie haute température. Dans le même temps, sept pays membres de l’OECO travaillent activement à la caractérisation de leur potentiel et au montage de projets industriels permettant l’exploitation de cette ressource non émettrice de gaz à effet de serre, non délocalisable et capable d’assurer une production d’électricité en base susceptible de répondre à l’essentiel, voire même la totalité, des besoins des territoires insulaires de la Caraïbe.

 

A l’heure de la COP 24 et des enjeux cruciaux rappelés par le GIEC dans son rapport spécial du 8 octobre 2018, les trois jours de rencontre de haut niveau organisés par l’OECO à Sainte-Lucie permettront d’identifier les leviers à mobiliser pour accélérer le développement coordonné à l’échelle régionale de la filière géothermie.

 

La région Guadeloupe soutient pleinement cette initiative et travaille activement à valoriser son expérience historique dans la valorisation de la géothermie au profit des états membres de l’OECO.

Publication sur le site l’OECO.