Coopération

Première réunion technique du projet INTERREG Caraïbes « Transition Energétique dans la Caraïbes » (TEC)

Le 1er et 2 octobre 2019 s’est tenue à l’Espace Régional du Raizet la première réunion technique du projet de coopération « Transition Energétique dans la Caraïbe » porté par la région Guadeloupe en partenariat avec l’OECO, l’ADEME et le BRGM dans le cadre du programme INTERREG Caraïbe.

Coopération, énergie et renforcement de la résilience aux crises majeures dans la Caraïbe

Le projet TEC initié par la région Guadeloupe a été adopté le 23 juillet 2019 lors du Comité de Sélection du programme INTERREG organisé à Saint-Martin. Il concrétise la volonté d’instaurer une coopération active en matière de maîtrise de la demande d’énergie et de développement des énergies renouvelables entre la Guadeloupe, les autres territoires d’outre-mer et les états du bassin caribéen membres de l’Organisation des Etats de la Caraïbe Orientale (OECO). Il contribue également à renforcer la résilience des systèmes énergétiques insulaires aux événements météorologiques extrêmes induits par le changement climatique.

Partage d’expérience et mutualisation de bonnes pratiques

En s’appuyant sur le retour d’expérience, en provenance de toute la Caraïbe, en matière de performance énergétique dans les bâtiments, de géothermie, de développement des énergies renouvelables et des transports propres, le projet permettra de partager, d’adapter et de mutualiser les meilleures pratiques en faveur de la transition énergétique.

L’information et la formation des acteurs publics et économiques caribéens sur les enjeux énergie-climat auxquels devront faire face les états insulaires sont également au programme.

Soutenir l’émergence d’un marché régional de la transition énergétique

Enfin, le projet TEC permettra d’identifier et de faire connaître des opportunités d’investissement en faveur de la transition énergétique dans toute la Caraïbe.

D’un budget global prévisionnel de près de 3,6 millions d’euros financés à 75% par le Fonds Européen de Développement Régional (FEDER) et le Fonds Européen de Développement (FED) dans le cadre du programme INTERREG 5 Caraïbes, il est piloté par la région Guadeloupe et mis en œuvre en partenariat avec l’OECO, l’ADEME et le BRGM.

Les activités du projet sont programmées pour être réalisées d’ici fin 2022.

Cette première réunion technique de travail a permis de préciser les conditions de mise en œuvre du projet et définir les prochaines étapes de travail.

D’autres informations sur le projet TEC suivront sur www.guadeloupe-energie.gp dans les mois qui viennent.

Inauguration du nouveau parc d’éclairage de Gourbeyre

La Région Guadeloupe et ses partenaires ont inauguré ce Vendredi 30 Août 2019, le nouveau Parc d’éclairage Public de la commune de Gourbeyre.  Le montant des subventions dédié à l’opération de Gourbeyre est de 694 200 euros de Fonds FEDER et de 49 568 euros de fonds régionaux. Cette rénovation de 1 157 points lumineux permettra à̀ la commune une économie d’énergie de 70% sur son parc lumineux, qui se traduira également par une réduction de sa facture d’électricité.

L’appel à̀ projets « Rénovation de l’éclairage public » a donc été́ lancé par la Collectivité́ régionale, EDF, l’ADEME avec le soutien du FEDER. Désireuse de rénover son parc d’éclairage public, la commune de Gourbeyre y a répondu, bénéficiant ainsi du dispositif d’accompagnement régional. A ce jour, 15 dossiers sont finalisés au profit de 26 communes de Guadeloupe. Ce parc rénové entre dans la mise en application de la loi transition énergétique pour la croissance verte et dans la mise en œuvre de la programmation pluriannuelle de l’énergie de la Guadeloupe (la PPE), adoptée en Avril 2017.

Cette opération s’inscrit dans un large projet porté par la collectivité́ régionale pour toutes les communes de Guadeloupe et, depuis mars 2018, dans le plan pluriannuel des investissements (PPI) de la Région.Ce programme global permettra la rénovation de plus de 75 000 points lumineux avec des technologies performantes répartis sur le territoire, pour une consommation annuelle cumulée de 44GWh.Ce sont ainsi 6 millions de fonds régionaux et un investissement FEDER de plus de 28 millions d’euros en trois ans.

La Région Guadeloupe mène une politique énergétique volontariste, visant le développement des énergies renouvelables et une meilleure maîtrise de nos consommations d’énergie. Ces dispositions permettent d’éviter à la CSPE (Contribution au service public de l’électricité) de supporter les coûts de mise aux normes IED mais également de maîtriser l’évolution à la hausse des surcoûts de production, toujours supportés par la CSPE, induits par la poursuite d’un fonctionnement au charbon (économie de taxe carbone).

Ci- après un reportage de l’évènement :

La Dominique obtient 27 millions US$ de la Banque Mondiale pour construire sa centrale géothermique

Le mardi 19 Mars 2019, le Conseil des Administrateurs de la Banque Mondiales a approuvé un financement de 27 millions de dollars US pour construire une centrale géothermique de 7 MW sur l’île de la Dominique. La part d’énergies renouvelables dans la production d’électricité passera alors de 25% à 51%.

Ce projet contribuera à la réduction du coût de production de l’électricité, qui avec un prix moyen de 33 US$ cent/kWh produit, demeure l’un des plus élevés au niveau mondial.

Le passage de l’ouragan Maria en septembre 2017 a détruit le réseau électrique à 75%, laissant l’île sans électricité. Le gouvernement de la Dominique a depuis adopté sa Stratégie Nationale de Développement Résilient qui traduit son ambition de devenir le « premier pays du monde résilient face au changement climatique ». La diversification du mix énergétique constitue un axe majeur de cette stratégie.

La centrale géothermique sera mise en œuvre par la compagnie Dominica Geothermal Development Company (DGDC)., détenue à 100% par l’Etat. Le financement de la Banque Mondiale s’inscrit dans le cadre du Projet de réduction du risque d’investissement dans la géothermie à la Dominique. Il se structure en 17,2 millions de dollars US de crédits accordés par l’Association Internationale de Développement de la Banque Mondiale et 9,953 millions de dollars US de subvention accordés au titre du Fonds de développement des Technologies Propres. La construction de la centrale représente un coût global de 51,45 millions de dollars US. Les travaux se dérouleront sur l’année 2019.

Le financement de la Banque Mondiale prévoit également, en phase d’exploitation, des études de confirmation du potentiel et de la ressource afin d’envisager, à terme, l’extension des capacités de production, voire même la possibilité d’exporter de l’énergie vers les îles voisines de la Guadeloupe et de la Martinique.

La région Guadeloupe soutient depuis de nombreuses années le développement du projet géothermique de la Dominique, notamment par le biais de la mobilisation des fonds européens du programme INTERREG au travers des projets Géothermie Caraïbe Phases 1 et 2 (GC 1 et 2). Le projet « Géothermie Caraïbe » a permis la réalisation d’études techniques de caractérisation de la ressource, sociales et environnementales spécifiques au projet de la Dominique. Il a également permis d’identifier des bonnes pratiques exportables dans toutes les îles de la Caraïbe susceptibles de développer des projets de géothermie

Aujourd’hui, la région Guadeloupe souhaite poursuivre son engagement aux côtés du Gouvernement de la Dominique. Celui se traduit notamment à travers la mise en œuvre d’un Centre d’Excellence sur la géothermie volcanique à haute température dans le cadre du projet INTERREG 5 « Transition Energétique dans la Caraïbe ». De plus, au regard du potentiel pré-identifié dans la vallée (de l’ordre de 200 MW), la possibilité d’exporter une partie de la production future par le biais d’une interconnexion électrique à construire entre la Guadeloupe et la Dominique n’est pas écartée. Ce projet d’interconnexion représenterait pour la Guadeloupe l’équivalent d’une puissance installée minimum d’environ 20 MW. Sa concrétisation n’est pas envisagée avant 2030.

Participation de la région Guadeloupe au Workshop « Geothermal Energy and Gender », du 25 au 27 mars 2019, à la créole Beach hôtel, le Gosier

Suite à une intervention de la région Guadeloupe, le 5 décembre 2018, au « Caribbean Geothermal Meeting », organisé par l’organisation des états de la Caraïbe Orientale à Sainte Lucie, la banque mondiale a décidé d’organiser en Guadeloupe le workshop « Geothermal Energy and Gender »à l’hôtel Créole Beach, au Gosier, du 25 au 27 mars 2019.

Cette manifestation réunie des acteurs de la caraïbe dans l’optique de renforcer la connaissance autour des différents aspects de la géothermie haute énergie, en faisant le lien avec la parité dans les corps de métiers impliqués.

Ces échanges techniques sont conduits en Guadeloupe avec des représentants politiques et techniques de Iceland, de l’OECO, de la banque mondiale, St-Kitts, Sainte-Lucie, Association internationale pour la géothermie et l’Université des West Indies

Il s’agit également d’une traduction concrète de l’adhésion de la Guadeloupe en tant que membre associé de l’OECO, les énergies renouvelables étant identifiées comme un axe de travail prioritaire. La région Guadeloupe y présentera notamment l’expertise présente en Guadeloupe sur notre territoire dans le domaine géothermique, et d’introduire les travaux en cours pour la création d’un centre d’excellence Géothermie en Guadeloupe.

La Guadeloupe possède la seule unité géothermique en fonctionnement de toute la Caraïbe insulaire. Pourtant les potentiels sont importants en Dominique, à Saint-Kitts et Nevis, à Montserrat, à Sainte-Lucie, Saint-Vincent, Grenade…

La centrale géothermique de Bouillante dispose d’une expérience unique, reproductible dans les autres îles de la Caraïbe. Le développement de projets géothermiques en milieu insulaire avec des contraintes socio-économiques et environnementales à appréhender, est un sujet délicat.

Les travaux techniques se poursuivront ce mardi 26 mars à la Créole Beach, et se clôtureront le mercredi 27 mars par une visite de la centrale géothermique de Bouillante.

 

 

 

L’OECO, avec le soutien de la Guadeloupe, encourage le développement de la géothermie dans la Caraïbe

Ce mercredi 5 décembre 2018 s’ouvrent à Sainte-Lucie trois jours d’échanges organisés par l’Organisation des Etats de la Caraïbe Orientale (OECO) pour « faire avancer la géothermie au bénéfice du développement économique et de la résilience » des territoires insulaires. La région Guadeloupe participe aux débats pour partager son expérience et soutenir ces projets cruciaux pour la transition énergétique de nos îles.

 

Aujourd’hui, avec la centrale de Bouillante (15 MW de capacité installée), la Guadeloupe est toujours la seule île de la Caraïbe à disposer d’une unité de production d’électricité à partir de la géothermie haute température. Dans le même temps, sept pays membres de l’OECO travaillent activement à la caractérisation de leur potentiel et au montage de projets industriels permettant l’exploitation de cette ressource non émettrice de gaz à effet de serre, non délocalisable et capable d’assurer une production d’électricité en base susceptible de répondre à l’essentiel, voire même la totalité, des besoins des territoires insulaires de la Caraïbe.

 

A l’heure de la COP 24 et des enjeux cruciaux rappelés par le GIEC dans son rapport spécial du 8 octobre 2018, les trois jours de rencontre de haut niveau organisés par l’OECO à Sainte-Lucie permettront d’identifier les leviers à mobiliser pour accélérer le développement coordonné à l’échelle régionale de la filière géothermie.

 

La région Guadeloupe soutient pleinement cette initiative et travaille activement à valoriser son expérience historique dans la valorisation de la géothermie au profit des états membres de l’OECO.

Publication sur le site l’OECO.